Ce workshop a proposé aux étudiant·es d’interroger la notion de « machine » à la fois comme construction spéculative et comme objet technique, en la faisant circuler entre descriptions textuelles, représentations graphiques, modèles computationnels et matérialisations physiques. L’enjeu pédagogique a consisté à mettre en place une chaîne de conception où gestes plastiques et savoir-faire matériels entraient en dialogue avec des outils d’analyse, de génération et de transformation issus du numérique et de l’intelligence artificielle.
À partir de corpus hétérogènes — historiques, contemporains ou fictionnels — les étudiant·es ont mobilisé la représentation comme opérateur d’hypothèses formelles. Le recours à des modèles d’IA pour la création de formes, notamment dans le passage du 2D au 3D, a prolongé l’approche computationnelle développée dans le cadre du programme de recherche.
L’un des objectifs a été de faire éprouver un continuum de création, du dessin à la physicalisation, en articulant algorithmique, modélisation, co-création avec des modèles d’IA, fabrication additive et soustractive. Cette circulation entre représentations et matérialisations a rendu perceptible la manière dont l’IA pouvait s’inscrire dans des pratiques de conception non substitutives mais contributives, comme moyen de dériver, transformer et complexifier des formes à partir de données.





































