Objects, crafts and computation

Programme de recherche en art et design




Champs de recherche:
Design des objets dans l’espace connecté et sculpture des données

Equipe:

Enseignant.e.s-chercheur.e.s de l’ECOLAB :
Caroline Zahnd (directrice), Olivier Bouton, Sylvia Fredriksson

Etudiant.e.s-chercheur.e.s associé.e.s en DSRD :
Léa Fernandes, Antoine Blouin

Responsables d’atelier associé.e.s
Virginie Péchard, sculpteur, responsable atelier céramique,
Marek Zarolinski, architecte, responsable atelier modélisation 3D,
Stéphane Detrez, designer, responsable atelier prototypage,
Camille Legriffon, chaudronnier, responsable atelier metal,
Madi Kassay, ébéniste, responsable atelier bois.

Etudiant.e.s-chercheur.e.s associé.e.s en DSRD mention « Data sculpture »:
Léa Fernandes, designer,
Antoine Blouin, designer.

Etudiant.e.s en 2e cycle :
Anouck Augat, Agathe Baudin, Fabien Cadène, Margot Dreux, Salma Essid, Emmanuel Hugnot, Luiz Gustavo Machado de Carvalho, Cassandre Maret, Thérèse Nalin, Maëlle Pires, Amélie Samson, Manon Souchet, Eva Vedel, étudiant.e.s en DNSEP mention design des communs et design des média.

Présentation

Aujourd’hui l’acte de celui qui dessine nos objets se déploie à la fois dans la matérialité tangible et dans les champs des immatériaux numériques. A la couture, ses productions articulent les deux espaces.

Le designer est en effet amené à penser, dessiner et faire émerger des objets qui connectent et interfaçent le monde tangible et l’environnement numérique. De leur conception, à leur production, et dans leurs usages.

Il dispose pour cela de technologies issues de l’ingénierie et des sciences (électronique embarquée, informatique ambiante etc), d’informations, de réseaux et de média de création dits “dématérialisés” (Internet, données, logiciels de conception), de modes de fabrication hybrides (imprimantes 3D, CNC, etc.), et de nouvelles matérialités (issues de la synthèse, du vivant etc.).

Les objets algorithmiques peuvent prendre forme à partir de la matière informationnelle. Ils peuvent aussi être dotés de capacités de connexion, de communication, et de calcul, et tendre vers une forme d’intelligence qualifiée d’“artificielle”. Sensibles à leur environnement et aux humains, ils peuvent capter, quantifier, computer, recevoir et transmettre.

Abordant de manière spéculative la nature des objets computationnels et connectés, le programme de recherche s’interroge sur leur nature, leur dimension ubiquitaire, leur aptitude à capter, traiter, émettre et recevoir, des données, ainsi que sur leur autonomie grandissante dans les espaces qu’ils peuplent et déterminent.

Comment l’interconnexion de ces objets, à l’intelligence à la fois embarquée et distribuée avec le réseau, redéfinit-elle notre rapport au monde, aux corps et selon quelles logiques ?

Comment, les informations (data), captées et diffusées par ces objets augmentés, participent-elles de l’algorithmisation de nos vies?

Démarche

Design spéculatif et performatif le programme expérimente une démarche et une méthodologie de recherche-création qui définit un design à la fois spéculatif et performatif comme façon d’envisager les possibles et le réel afin de dépasser une posture exclusivement critique.

Data sculpture: Comment les data à l’heure des neural networks et de l’intelligence artificielle sont susceptibles de former, d’informer l’objet en s’incarnant dans la matière de facon critique, politique voire poétique?

Computational crafts: Comment par l’appropriation et le détournement des process de calculabilité, des outils de conception, de modélisation et de fabrication numérique, l’artiste et le designer peuvent aujourd’hui définir de nouveaux arts de faire du “bricodage” au prototypage ?